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ON NE PEUT RENDRE LES AUTRES RESPONSABLES DE SES PROPRES TURPITUDES
Sur la question institutionnelle, une fois de plus, on a mené le peuple en bateau !
Comme je l’ai toujours dit et répété, en prenant résolument le contre-pied des rodomontades des uns et des autres, ceux qui ont en charge de montrer le chemin, d’orienter le devenir institutionnel de la Guadeloupe, ont failli à leur mission.
Et, pour masquer leur inconséquence, leur indécision et, en fait, leur volonté d’imposer un statut quo qui les arrange, ils se sont enfermés dans un immobilisme coupable et, comme d’habitude, se sont efforcés de faire croire aux guadeloupéens que c’est l’Etat « scélérat » qui veut nous piéger, nous imposer un statut.
En réalité, après avoir demandé au Président de la République un délai de 18 mois, soit disant pour élaborer un "projet guadeloupéen ", nos "responsables" se sont égarés dans des schémas alambiqués, cherchant désespérément un dispositif qui leur garantisse la pérennisation de leur pouvoirs personnels sur la Guadeloupe ; ce qui, bien entendu, n’a rien à voir avec les intérêts supérieurs du pays et de sa population.
Statut-quo, c’est-à-dire le maintien des institutions telles qu’elles sont aujourd’hui (quelle idée !), deux collectivités avec chacune son assemblée et son président (encore !), deux collectivités avec une assemblée unique et un hyper-président (ah oui!) ; bref, nous avons eu droit à toute sorte d’élucubrations au cours de ces 18 mois ; tout cela, pour ficeler, pour asseoir un pouvoir ! Mais, pour quoi faire ?
Pendant ce temps, la Guyane et la Martinique avancent !
Et, la France, qui n'a pas arrêté son évolution pour satisfaires aux chimères guadeloupéennes, a adopté sa Réforme des Collectivités Territoriales, valable pour toutes les collectivités qui n'ont pas opté pour des institutions spécifiques, donc pour la Guadeloupe qui, une fois de plus, ne sait pas ce qu'elle veut. C'est d'une évidence !!! On n'a pas besoin d'avoir fait l'ENA pour comprendre cela.
Dès lors, on nous a expliqué que le Président de la République n’avait pas respecté sa parole, que les conséquences pour NOUS de la réforme étaient anticonstitutionnelles, et patati, et patata… On saisit le Conseil Constitutionnel et on va voir ce qu’on va voir !
Mais, comme j’aime à dire, « on ne peut accuser les autres de ses propres turpitudes »; et, c’est en toute logique que le Conseil Constitutionnel a tranché, renvoyant les uns et les autres à leurs chères études.
Alors, on en prend acte comme si de rien n’était; et on passe à autre chose, à un autre tour de passe-passe.
Pourvu que le peuple ne se rende compte de rien, qu’il n’ait point conscience de l’impasse dans laquelle on voudrait le conduire.
Et, pour cela, on peut compter sur certains « commentateurs » qui n’ont d’autres préoccupations que d’être la « voix du maître ».
Pauvre Guadeloupe ! Si tu savais que le temps ne t’attend pas.
Sur le sujet, voir l'interview que j'ai accordée à INFOS PARIS en cliquant sur le lien ci-dessous:
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