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Hier soir, le Conseil Municipal des Abymes s'est réuni avec dix points à l'ordre du jour, dont le plus important, le vote du Compte Administratif
2007.
Du jamais vu ! D'emblée, on se se croirait dans une Assemblée Générale de la FRAP et non dans un Conseil Municipal de la ville des Abymes.
La salle débordait en dépit de toutes les règles de sécurité dont le Maire doit assurer le respect. Et quand Daniel MARSIN le lui fait remarquer, il laisse entendre qu'il s'en moque
royalement.
Enfin, la foire pouvait commencer . A chaque phrase de E. JALTON, ses partisans applaudissaient à tout rompre; et, avec eux, les conseillers de la majorité,
tant et si bien qu'on se demandait si on ne s'était pas trompé de lieu.
Et, quand un membre de l'opposition se risquait à s'exprimer, et il le faut bien, ces mêmes personnes, toujours en violation du Règlement Intérieur et du Code des collectivités territoriales,
invectivaient l'orateur tout en commentant à haute voix ses propos, manifestement à la grande satisfaction du Maire, Président de séance, qui a pourtant la responsabilité de veiller à la sérénité
des débats. Car, il ne le sait peut-être pas, la règle veut que, dans un Conseil Municipal, le public est admis mais seuls les conseillers municipaux peuvent prendre la
parole. Mais, Eric JALTON, fidèle à lui-même, n'a ni règle, ni principe ! Il a même affirmé en séance que, pour lui, il n'y a pas de règlement intérieur . Bref
! Sans foi, ni loi; on est dans la jungle, quoi !
Mais comme le lui a dit fort justement Francillonne JACKOBY-KOALY : "QUI SÈME LE VENT, RECOLTE LA TEMPÊTE".
Et ça n'a pas loupé ! Eric JALTON, Président de séance, a tellement laissé déraper la situation qu'il ne pouvait plus parler lui même. Et, comble de tout cela, un de ses
partisans, pourtant agé de plus de 65 ans, n'a pas hésité, en plein Conseil Municipal, à faire à haute voix des propositions plus que déplacées à une jeune femme : "allons derrière Milénis, et je
te donnerai un portable" lui dit-il. Et, devant la réprobation de la jeune fille, il s'est senti autorisé à la menacer de son poing; on a juste eu le temps de le maîtriser. Ouf
!
Et le Maire, enfin, de s'égosiller : "Je demande le silence; je veux
parler". Et lui de continuer dans un brouhaha indescriptible : "Ah non! mes chers amis, que vous puissiez applaudir, d'accord; que vous puissiez exprimer bruyamment votre
approbation ou votre désapprobation, d'accord; mais que vous m'empêchiez de parler, je ne suis pas d'accord. Je demande à ce que la salle soit évacuée; la séance est suspendue!"
.
Il a fallu 20 bonnes minutes pour que la salle soit évacuée et que la séance reprenne à huis clos.
C'est une première dans l'histoire du Conseil Municipal des Abymes car on en était jamais arrivé là, même aux temps les plus chauds où les partisans de JALTON, déja
eux, venaient perturber le déroulement du Conseil Municipal pour tenter de déstabiliser Daniel MARSIN.
Et oui ! C'est lamentable, mais c'est à cela que nous sommes arrivés. Notre ville s'enfonce dans son destin. Ce destin qu'on lui a infligé ce fameux dimanche
noir de mars 2008.
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