Lundi 14 mai 2007
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Je l’ai dit et je le répète. Je suis un progressiste. Ce n’est pas de gaieté de cœur, que je constate
ce résultat.
Je le constate avec d’autant moins de gaieté, que moi, en tant qu'élu progressiste, je n’ai pas fermé
les yeux, et j’ai donc pu voir venir la défaite de cette gauche aveugle.
Aujourd’hui, qu’ont à répondre ceux qui, en dépit des évidences, nous vantaient la candidate et son programme,
quand nous, d’emblée, nous dénoncions les insuffisances de l’une et de l’autre ?
Aujourd’hui, les dirigeants parisiens notent les insuffisances que je dénonçais. Alors les responsables de la gauche
locale se sentent autorisés à me donner raison et à dire aujourd’hui ce que je disais hier.
Mon propos depuis le début de la campagne présidentielle était le suivant : pas d’alignement de la
Guadeloupe sur les candidats, mais au contraire, alignement des candidats sur les exigences de la Guadeloupe.
Qu’est-ce que les soutiens de Ségolène Royal lui ont demandé pour la Guadeloupe ? Essentiellement ce qu’elle
voulait bien consentir.
Moi, j’ai soumis, aux uns comme aux autres, les demandes les plus pressantes des
Guadeloupéens.
Et je vais vous apporter un éclairage qui prouve que nous ne sommes pas seuls à avoir compris que telle devait être
désormais la position de l’outremer.
Ainsi, à la Réunion, Paul Vergès a adopté une attitude analogue, de la même nature,
caractérisée par le non alignement. Alors qu’il est lui-même communiste, avant le premier tour, le Président de Région Réunion a placé sa "plate-forme de propositions" pour le
développement de l'île, au coeur du débat pour cette élection.
Il a fait signer ce document par les deux candidats favoris, Nicolas Sarkozy et Ségolène
Royal.
On voit bien à quel point on est aux antipodes de ce qu’a fait la majorité régionale en Guadeloupe. La gauche
guadeloupéenne s’est comportée en inféodée de la gauche française, sacrifiant ainsi l’intérêt de la Guadeloupe, alors que nous, comme le Président de la Région Réunion, nous avons placé
l’intérêt de notre population au dessus de celui des partis politiques nationaux.
Ce n’est pas un détail, c’est désormais une ligne de fracture politique, avec ceux qui privilégient l’intérêt d’un
parti politique national lorsqu’il vient en concurrence avec l’intérêt de la Guadeloupe, des Guadeloupéennes et des Guadeloupéens.
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