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  • : Le blog de Daniel MARSIN, Sénateur de la Guadeloupe, Ancien Maire des Abymes et Ancien Député
  • : 09/05/2007
  • : Analyse, Propositions, Echanges
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La Vidéo de Daniel Marsin

Lundi 7 mai 2007 1 07 /05 /Mai /2007 09:23

A l’instar du premier tour des élections présidentielles, le samedi 5 mai 2007, les Abymiens, comme les autres Guadeloupéens, ont voté, et massivement voté.

La première des confirmations de ce scrutin est donc une belle victoire de la démocratie locale.
La deuxième confirmation, évidente elle aussi, c’est celle d
’un ancrage à gauche de la Guadeloupe en général, de la Ville des Abymes en particulier.
La troisième confirmation, qui semble avoir échappé à la presse, est celle d’une perte d’influence des partis politiques se réclamant de la gauche.
La Guadeloupe est sociologiquement de gauche à plus de 65%, et aux Abymes, à plus de 70%.Que Nicolas Sarkozy fasse jeu égal avec Ségolène Royal, au plan communal et départemental, relève donc davantage de la défaite que de la victoire proclamée.
 
Comment expliquer cette faillite des partis ?
 
Aux Abymes, tel homme politique qui, en 1998, 2002 et 2004, n’a cessé de se retourner au gré de ses intérêts du moment, a fortement contribué à discréditer la Politique en général, les idées de gauche en particulier.
 
Au niveau de la Guadeloupe, les partis locaux se réclamant de la Gauche se sont depuis longtemps décrédibilisés en refusant résolument de penser par eux-mêmes, de se concentrer sur les préoccupations des guadeloupéens et les intérêts supérieurs de la Guadeloupe.
 
En définitive, le seul vainqueur de ce scrutin, c’est l’électeur guadeloupéen qui, au premier tour, a écouté sa raison en choisissant le meilleur programme pour la Guadeloupe, mais qui, au deuxième tour, dans une ambiance de diabolisation, avec des procédés des plus odieux pour attiser la peur, n’a pas pu résister ni à ses émotions, ni à l’appel de son cœur qui penche naturellement à gauche.
 
D’ailleurs, les responsables de la gauche locale ont beau discourir, la réalité est que leurs chefs à Paris, de Fabius à Strauss-Khan, avouent aujourd’hui, comme je l’ai toujours indiqué, que la gauche n’avait ni le programme adéquat, ni une candidate à la hauteur de la fonction. Les Français m’ont donné raison.
Et ce n’est sans doute pas surprenant, même si c’était quelque peu inattendu, d’entendre aujourd’hui Victorin Lurel reprendre publiquement mes critiques à son compte. Maintenant que les langues se sont déliées à Paris, les socialistes locaux se sentent enfin autorisés à dire la Vérité.
Daniel Marsin, lui, n’attend pas et n’attendra jamais qu’on lui dise depuis Paris, ni ce qu’il doit penser, ni à quel moment il peut se servir de son cerveau.
 
Fidèle à moi-même, j’ai adressé un télégramme de félicitation au nouveau Président de tous les Français afin d’appeler son attention sur les engagements qu’il a pris, notamment dans son discours du Morne Vergain aux Abymes, vis-à-vis de la Guadeloupe, suite à la lettre que je lui avais adressée, comme à tous les candidats, et à laquelle Ségolène Royal n’a jamais daigné répondre.
 
Fidèle à mon attitude libre, j’ai enfin indiqué au nouveau Président que sitôt que les institutions de la République seront opérationnelles, soit après le scrutin législatif, je ne manquerai pas de le saisir à nouveau, afin d’examiner les conditions de mise en route des mesures spécifiques nécessaires pour sortir la Guadeloupe d’une trentaine d’années de crise économique et sociale chronique. Ce faisant, je ne fais que  Penser et Agir en Guadeloupéen
.

 

Publié dans : Actualité - Par Daniel MARSIN
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